Concevoir le futur...
|
C
|
oncevoir le futur en conjecturant
la force du rassemblement, ou simplement, l’art de chanter le confinement…
N’eut été de tous ces gens
ayant besoin de l’infini dévouement des bénévoles de Moisson Montréal, la soirée n’aurait
jamais été ce qu’elle fut : une fusion entre 1000 têtes et un chanteur, tendrement
enlacés dans l’intimité de leur foyer respectif, pendant plus de deux heures et
demie!
De l’Alaska à l’Abitibi, annihilant
les kilomètres de distanciation sociale, Holubowski
a réussi son pari : rassembler des gens, les sortir de leur
confinement pour les entraîner ailleurs en catimini, dans son monde de cœur, de
douceur, de murmures, d’intonations altruistes, pour finir en grand philanthrope,
par en faire profiter à 100%, Moisson Montréal.
Touchante initiative
surréaliste!
Pour cette première expérience
sur Zoom, j’avais pris soin d’inviter Jeune Sœur Chérie. Après avoir longuement
placoté notre « 5 à 7 » sans stress, nous nous sommes confortablement
installées, elle près de son poêle à bois en Abitibi, et moi, regard portant
sur les vastes labours laurentiens. Chacune de notre côté, ensemble.
Après quelques ajustements de
son et d’images, le spectacle a débuté en tout simplicité. Je n’aurais jamais
imaginé qu’un jour, je serais « live », face à face avec Matt,
en mangeant un bol de riz!
Les commentaires fusaient en
bas d’écran : « J’ai des frissons… »; « Trop hot…
les accords de guit’ dans les oreilles »; « On se sent dans
une bulle avec toi : magique! »; « Paix à tous »;
« Profitons du moment présent »; « Un baume pour le cœur »
...
Y’avait quelque chose d’irréel,
d’intemporel à vivre ce moment exceptionnel. La sobriété de sa présentation, son
humour et surtout, surtout, son immense talent contribuèrent au « Sweet Surreal » :
intime, ensorcelant, envoûtant, à la limite, intimidant…
L’imposteur ce
soir-là, n’était pas Matt Holubowski : c’était la pandémie, pour une
rare fois alanguie!...
« Encore une fois, mille mercis Matt, au nom de tous
ceux qui ont faim! »
Commentaires