C'est dans la vieille chaise bleue...
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’est dans la vieille chaise
bleue ayant servi à bercer les rêves de ses enfants, que Quelqu’une se
balançait lentement, enserrant une tasse fumante de tisane dont l’effluve de
menthe poivrée lui apportait un brin de réconfort.
Devant la boîte à images*
où se déroulait un énième point de presse, elle écoutait son Premier Ministre scander
les recommandations usuelles en langue anglaise, avec traduction simultanée en
français, quand elle eut soudain, furtive sensation de déjà-vu...
Souvenance remontant à l’ancien
temps où, en plein cœur de la forêt boréale, dans un camp sans
électricité, Quelqu’une, avait souvent allumé, le soir venu, le minuscule transistor
dans l’espoir de trouver, sans trop de parasites, musique pour adoucir le temps.
C’était le débit verbal du
traducteur, ponctué de pauses, qui avait ravivé l’impression…
Autre très vague souvenir de l’ancien-ancien-ancien
temps, l’époque où les émissions radiophoniques rassemblaient des centaines
de milliers de membres de familles claquemurés dans leur foyer.
Positionnés près de la radio,
que ce soit pour écouter Un Homme et son péché de Grignon, La Famille
Plouffe de Lemelin ou la Rue Principale de Baudry jusqu’au spirituel
chapelet du soir, le tout sur ton pompeux, comique ou léger, les rituels de 15
à 30 minutes faisaient office de divertissement en soirée.
« Le radiothéâtre
remplacera également le théâtre pendant la Crise des années 30, permettant à nombreux
auteurs et acteurs, de vivre convenablement. » **
Quelqu’une vous laisse tirer
vos propres conclusions…
Bon dimanche de Pâques, sans
point de presse !... 😉
* Droit
d’auteur : mon Fils!
** source : https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/radio-theatre-de-langue-francaise-a-la

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