Clémence d'une nuit d'avril...
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lémence d’une nuit d’avril… ou
réflexion matinale après une nuit passée au paradis.
Par un cumul de toutes sortes
de raisons, la nuit avait été indulgente envers moi. Les heures s’étaient
enfilées sans interruption, cadeau du ciel dans la dernière semaine.
Draps à peine déplacés,
douleurs physiques ici et là contrôlées, pas de niaisage en ce mardi matin :
le service d’aide alimentaire de la place m’attendait comme il attendait les
autres bénévoles. Ce jour, il n’y aurait pas de marche ni vélo, qu’un don de
soi à autrui.
À la table, le soleil s’en
donnait à cœur joie. La télé m’offrit ses premières images avec une Miss Météo annonçant
que Kuujjuaq avait battu un record de froid pour le temps de l’année. Dans les -30…
Houpelaye! Pas chaud-chaud
pour la pompe à l’eau! Ressenti de compassion à défaut de pouvoir leur partager
qu’ici, dans mon coin de province, les agriculteurs des terres d’en face,
avaient profité du dernier week-end pour labourer leurs champs.
La veille, j’avais même récupéré
le vieux-lourd-CCM-rouge à la Clinique médicale des vélos. Son check up
annuel fait, il était fin prêt, plus que je ne l’étais, à rouler quelques kilomètres
laurentiens.
En humble tentative, j’avais osé
coller à deux mètres de distance, mes Sympathiques-Voisins-d’en-Face pour espionner
leurs endroits fétiches pour rouler.
Second nirvana!
Juste du gros bonheur à rouler
en alternance sur piste cyclable et dans les rues, où marcheurs, enfants sur
trottinettes ou en patins à roulettes, circulaient.
Tiens, je reconnaissais
ici l’endroit d’un goûter pris sur le pouce alors que nous marchions
Ottawa-Montréal en juin dernier avec l’Amie Lib; là un banc à Ste-Marthe-sur-le-lac
où nous nous étions reposées.
Pensée furtive… C’était bien avant « ce »
temps…
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