Cachoteries boréales
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achoteries boréales –
Autre déambulation matinale dans
la forêt laurentienne. Je ne m’en lasse pas. C’est tellement différent de l’abitibienne,
où branchages s’entremêlent dans un heureux désordre sans s’enfarger dans les
fleurs du tapis de feuilles.
Ici, on voit bord en bord sans
jamais quitter le bois des yeux. Les chemins qui serpentent la montagne sont
recouverts des restes de l’automne. Feuilles dentelées ou caduques, posées par terre
ou frémissantes, s’accrochant tenacement aux squelettes végétaux en explosant de
couleur de clarté. Ici on croit voir un sentier. Oups! Non, fausse piste! Ce n’est
qu’illusion.
Comme celle peut-être, de
croire que plus vite j’aurai cette vlimeuse COVID-19, plus vite les québécois se
porteront mieux ??? Pourquoi j’ai l’impression d’avoir compris ça
il y a bien longtemps déjà?... On ne s’en sauvera pas : va ben
falloir que plus ou moins 6,788 millions de québécois plongent pour protéger les
autres. En attendant que…
Moi lààà…, j’aimerais vous
dire queee…
Que plus ça va, plus mon
intérêt à suivre la situation de près s’effrite. À quoi servira de porter des
masques si anyway, le but visé à la fin, c’est que 80% de la population
devienne immunisé par la bande?
Tut-tut-tut… Je sais, je sais…
Les masques serviront à ce que nous tombions tranquillement infectés les uns
après les autres et ainsi, on évitera de surcharger les hôpitaux… Mais…
… Moi lààà…, j’aimerais vous
dire queee… Prenez par exemple lààà…
Que je vois de plus en plus où
les gens vont se cacher pour retrouver un semblant d’immunité (oups…
lapsus que je décide de conserver…) d’humanité dis-je : une
grand-mère qui retrouve ses bébés petites-filles en catimini dans les bois. Ces jeunes adultes qui trouvent que les grosses pierres, parsemées ici et là
dans la montagne, sont bien confortables pour une jasette. Sans omettre cette
petite voiture camouflée derrière les arbrisseaux le temps de…
Chu pas en train de « stooler »
là! Je constate des faits…
Tiens : finalement, je
pense comme Francis
moi!
Pis tristement toute cette
pandémie me rappelle la mort de mon père des suites d’une déshydratation inimaginable
lors d’une épidémie d’entérite en CÉCHESCHECHELDÉ… Parce que les aidants
naturels que nous étions, ne pouvions aller lui prodiguer les soins dont il
aurait eu besoin en ce temps d’éclosion où résidents et membres du personnel
étaient affectés. C’était en 2018… J’ai toujours trouvé dommage qu’on ne tienne
pas compte de nos expertises personnelles pour donner un coup de main. Lourdeur
bureaucratique et main mise sur le pouvoir. Les années se suivent et se ressemblent…
Pis je pense à ça là :
pourquoi, tant qu’à offrir de payer ceux-celles qui iront prêter main forte
dans les CÉCHESCHECHELDÉ on ne demanderait pas à tous ceux qui ont reçu
un beau $2 000 pour demeurer à la maison, d’aller en faire un p’tit peu?...
Cheap façon de me déculpabiliser…
Addenda : Excusez ce
texte. J’étais partagée entre ne rien écrire, ou tenter d’une façon comme de l’autre,
d’évacuer un peu de la colère, de l’incompréhension qui bouillonne en moi. C’est
rendu que j’échange tout haut avec la télé… J’ai pris une chance de me livrer à
vous, invisibles Êtres…
Commentaires
Bon courage!!!!
Contente de ne pas vous avoir offusqué (e) par mes propos...
On dirait que j'ai atteint une certaine limite... plus que ça, et j'exploserai!!!
Soyons braves!
Gardez la forme et le moral.
Bien à vous.
FS
Je vous retourne la pareille: prenez bien soin de vous et saluer Mme Nicole de ma part.
xoxoxo
Je sais que tu sais... Et ce n'est pas pour généraliser si je me suis laissée aller dans cet écrit...
La maxime "On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a" était déjà présent en 1978 quand j'ai débuté ma carrière professionnelle... au jadis "Foyer"...
Situation triste... à en mourir...
Bienvenue à toi aussi Croand, sur ces pages "jusqu'à la fin des mots..."
xoxoxo