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Affichage des articles associés au libellé Cinéphagie Humble avis

Killers of the flower moon

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  J’avais passé la moitié du mois dans ma région d’origine, histoire de voir et revoir «  tout le bleu du ciel* » abitibien et me rendre à quelques rendez-vous obligés. J’avais profité des jours pluvieux pour revisiter les principales villes : Val d’Or avec Jeune Sœur Chérie; Rouyn-Noranda avec ma Chum GaA; Amos… en compagnie de moi-même. Comme si j’étais à la recherche d’un nouvel endroit pour planter mon âme, avant d’en avoir fini avec ma montagne, ses érables, ses vergers… Les années passent et la drôle-de-moi perdure! De retour chez-moi, ce fut pour constater que le feu de l’automne brûlait encore les alentours. La montagne était enflammée, encore plus que celles situées au nord. Le nord du sud. Aujourd’hui, le vent souffle fort de l’ouest, balayant les feuilles mortes d’un bord à l’autre du chemin principal. J’ai ouïe dire que la neige, c’était pour bientôt.  Je suis prête. J’ai repris ma routine de cinéphile mardi en allant voir «  La note am...

Solo

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  S amedi. Un «  S  » comme dans «  S olo ». S onna l’heure d’aller me divertir en… s olo. Chez Guzzo! Pour la rime. Le film. Des drag-queens. Des costumes. Des maquillages. Des décors époustouflants de loges embourbées. Des hommes. Une s œur. Aimante. Attachante. Une talentueuse mère absente. Et une relation toxique… Mais surtout… Un troisième long métrage pour Sophie Dupuis, une apparemment, lointaine parente… Voilà le topo! J’ai aimé. Malgré la lenteur du début, cette lenteur surtout retrouvée dans les films de répertoire. Que j’aime bien d’emblée. Un autre beau film québécois. À voir. "Solo", Deux-Montagnes, 16 septembre 2023  

Si pleurer pouvait éteindre les feux

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… Mais je n’ai pas pleuré. Failli… Mais pas… Hier après-midi, je suis allée au cinéma. La salle, sans être bondée, accueillait une bonne assistance et un étrange, inhabituel et éloquent silence, dissonant des coutumiers froissements de sacs de maïs, de toux égarée, de fonds de boisson aspirée à vide...   «  L’ombre des corbeaux  », adaptation française de «  Bones of Crows  » , film sorti en 2022, et réalisé par Marie Clements. Une histoire portant sur les pensionnats autochtones canadiens. Une histoire où, gouvernement et église, ont travaillé de pair et arraché en plein bois des enfants à leurs parents, soi-disant pour les éduquer quant au fond le but était de les imprégner de la culture des blancs… Honte… Ben oui : y’en a eu jusque dans l’ouest canadien, de ces pensionnats « obligés » …  Pas qu’à Saint-Marc-de-Figuery , en Abitibi… Mais L’ombre des corbeaux , c’est aussi et surtout l’histoire d’Aline Spears, survivante, ayant off...

Ils étaient quatre

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 ... Quatre à se battre corps et âme pour leur roi, en parcourant bois et contrées pour repousser l’adversaire dans leurs tranchées. Cavalcades effrénées, ruses, tromperies et secrets mal gardés, tissent la toile de fond de ce nouveau «  Les Trois Mousquetaires » dont l’accent est mis dans cette première partie sur D’Artagnan. J’ai aimé. Parce que ça m’a téléportée 50 ans en arrière, à un âge où j’allais rarement au cinéma, mais dont je garde souvenir d’une séance où châteaux et chevaux se partageaient la vedette d’un film dont j’ai oublié le nom depuis belle lurette. … C’était au Théâtre Amos. Je me rappelle un mélange d’odeurs, vieux tissus et maïs soufflé confondus, la pénombre, le grand écran… C’est fou ces voyages dans le temps… J’ai donc passé deux belles heures en compagnie d’Athos, d’Aramis, de Porthos et bien sûr, de D’Artagnan. Et comme de raison, la fin, tel un téléroman, nous a laissé sur notre faim, puisque suite il y aura, avec sortie prévue en ...

Bungalow

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  Retour sur dimanche - J’avais profité du soleil du matin pour aller déambuler quelques kilomètres en secret dans la forêt okoise. Je m’étais laissée bercer par la légère brise, observant avec tristesse les dégâts causés par le verglas du mercredi précédent. Le sol encore blanc, était jonché de squelettes forestiers, parfois déchiquetés. Les oiseaux ne semblaient pas s’en formaliser. Ils étaient là, à piailler, volant de branche en branche. Le sentier était quelque peu glacé; je devais assurer mes pas pour prévenir une éventuelle glissade. Quelques chalets avaient pris preneurs dans le Sentier B, mais à cette heure, le chemin était désert. Je changeai mon trajet pour augmenter la cadence de la marche, puis je me dirigeai vers le lac, que je voyais briller même à un kilomètre de là. Les glaces étaient à moitié parties avec le courant. J’entendais les cris des outardes posées à même les flots. Je pris le temps de m’asseoir sur le banc isolé, histoire de laisser pénétrer en moi...

Crépuscule pour un tueur

Aube : première clarté du jour, annonciatrice de ces parcelles de renouveau qui se déposeront sur tapis de hasards… Crépuscule : dernières lueurs du jour, où germent les incertitudes du lendemain… Pas de crépuscule sans aube. C’est comme, commencer grand, pour finir évanescent... Ou, frapper fort, pour finir par se terrer… Faire la une puis disparaître... Quelque part, incognito… Je trouve difficilement les mots pour pénétrer dans le dur et sombre destin de Donald Lavoie. Je fais l’effort. Par habitude. Mais ce soir, peu par envie. J’ai trouvé : -       les scènes parfois difficiles à regarder; soubresauts devant l’inattendue. Suspense présent; quelques rires égarés. -       j’ai trouvé ce film à la fois horrible et bien fait; impitoyable et touchant. Durant les 106 minutes, temps qui m’a paru plus long, dans ma tête ne cessa de trotter l’idée me rappelant que ce à quoi j’assistais, étaient en partie,...