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Affichage des articles associés au libellé Saisonnalité

C’est assez mais… pas tant que ça!

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  La 640 m’offrait en primeur, ses bordures teintées de couleurs automnales. C’était un début, un tout petit début avant le grand embrasement. Une façon de souligner l’arrivée de la nouvelle saison. Un « c'est assez mais… pas tant que ça »! Je faisais route vers Blainville/St-Jérôme. J’avais rendez-vous avec mes Tantes MiH et MiB, les joyeuses luronnes avec qui je partageais quelque fois par année, repas au resto...  La veille, j’étais de la sortie organisée-par-une-Présidente-organisée : une tournée à virailler dans l’immense étendue où se prélassaient à ras sol parmi des méandres de verdure, plus d’une centaine de variétés de courges . Ces merveilles de la nature s’étalaient sans vergogne, tels des trésors semi enfouis, dissimulant drôles de formes et couleurs passant d'un blanc laiteux jusqu’à des orangés prononcés. J’en séquestrai deux que je savais cuisiner en plus d’un potimarron plutôt joli, qui deviendrait potage dans pas long. D’ici là, mes trois ...

À force de vie et de sueur d’écorce

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  Pour une combien-tième année, en mai, avait-il trouvé la force de laisser s’installer pétales rosis? Avait-il seulement quelque espoir, de tenir le coup, sous les vents et ondées de l’été? Faut croire, car… Pendant que le temps grugeait délibérément son corps, la sève en lui circulait. Maintes saisons sous la neige n’avaient eu raison de la robustesse de sa nature. Auparavant, haut et fier, il présidait en première rangée, le regroupement des siens, celui du CHSLD des Pommiers Âgés. Maintenant, écorché vif, il survivait par, on ne le saurait jamais, quelque mystérieuse magie. Devant son écorce mutilée, septembre exposait le fruit défendu. Lourdement chargé, il rendait, probablement pour une dernière fois, ce pour quoi il avait existé. La vie avait percé sa carapace, mis à jour son cœur, l’avait fortement tordu et gauchi. La pourriture lui avait rongé le tronc sans façon. Signe d’abandon, une partie de ses fibres reposaient sur le sol non loin de lui. Bientôt, tron...

Déjà juin

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  Déjà juin et passés sous le radar, les anniversaires des Tantes MiH et MiB ( mais pour toi, je tiens promesse Tante MiB… 😉…) Déjà juin et la fin d’une inamicale COVID qui s’est invitée en mai, sans consentement. «  Honte, honte à moi d’avoir quelques secondes, baissée la garde d’Ex-Bonne-Garde! » Déjà juin et la banlieue d’Halifax qui se brûle. Déjà juin, et un Chapais qui s’évacue, cendres après cendres. Déjà juin et sa chaleur torride remplaçant la fraîcheur de mai. Déjà juin, son soleil et ses moustiques! Déjà juin, petit coquin, qui tannera nos peaux afin qu’elles soient ridées à point, l’âge venu! Enfin… Déjà juin et choisir de replonger sans attendre Champlain (… 😉 … ) dans «  Pas même le bruit d’un fleuve » *. Juste parce que c’est trop beau et que ça me ressemble un peu… Déjà juin et une Abbaye qui m’enveloppera dans son silence quelques nuitées près d’une Montagne Coupée... Déjà juin et peut-être ( j’insiste sur le « peut-être...

S’enlundicher

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  S’enlundicher   : Faire des activités différentes des autres jours de la semaine, pour accorder un rythme printanier, aux ensevelissements hivernaux. Source : https : //www. fitzsou/dictionnaire/inventé_enlundicher/230411 Que ce lundi se fit beau, agréable et chaud! Que ce lundi raviva dans la majorité des cœurs (et quelques bras), cette envie de repousser toutes surfaces glacées loin des espaces de vie, dans l’espoir de les voir partir plus rapidement! M. Diouf l’a déjà si bien exprimé: « … Pendant l’hiver, les sept jours de la semaine sont remplacés par trois : la veille d’une tempête, le jour de la tempête et le lendemain de la tempête, qui est aussi la veille d’une autre tempête. Même les Québécois finissent par en avoir plein leur tuque. Ainsi, au printemps, ils sont tellement écœurés de l’hiver qu’ils essayent de bouffer les maudits derniers bancs de neige en les mélangeant à du sirop d’érable. Je soupçonne même la consommation de fèves...

Coucou pic-bois

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  Chaque hiver, dans le magnifique Parc d’Oka, naît spontanément ce qu’on appelle le «  Sentier de glace  ». Attrait touristique saisonnier pour amateurs de plein air, il consiste en plus d’une dizaine de sculptures de glace, réparties sur un kilomètre, et s’affichant tantôt comme un écureuil, tantôt comme une bernache, un loup, renard, ours géant, castor et autres. Il y a quelques jours de cela, lors d’une promenade en compagnie de l’Amie CaD, je restai bouche bée devant la brillance de celle représentant un superbe duo de pic-bois. Le soleil, filtrant à-travers les branches dénudées d’un boisé assoupi le temps de la froide saison, faisait briller de mille feux la transparence d’une eau figée jusqu’aux douceurs printanières. Impossible de résister à la tentation d’immortaliser ces cristaux scintillants! En quelques mots succincts, je vous les offre sur plateau d’argent, en ce jour de Super bowl et… d’anniversaire de Maman Fitzsou, qui aurait fêté, si une force ...

Le bonheur en plein hiver

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J’avais entendu parler du Blue Monday comme étant le jour le plus déprimant de l’année. Pourquoi? Parce que… -       c’est… un lundi, le damné-premier-jour de la semaine ( au travail, c’était mon pire… ); -       c’est… janvier, réputé pour être le mois le plus froid; -       c’est… le moment où, à peine à la mi-mois, toutes les belles résolutions du Jour de l’An foutent le camp… ( de mon côté, je tiens bon le Dry January … ) -       ce sont… les inévitables adaptations aux soubresauts météorologiques ( carpe diem … ); -       ce sont… les interminables périodes de noirceur ( pas vraiment de misère avec ça… ); -       ce sont… les dettes post-Fêtes à rencontrer ( et à régler … à moins d’avoir eu comme moi, des Fêtes ben-ben tranquilles… ) Selon vous, avais-je des raisons de craindre ce Blue Monday ? No way ! J’en ai plut...

Nouveau buddy

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  Le jour s’était magnifiquement habillé de glace, comme seul l’hiver parvenait à créer pareille livrée. J’étais en mission gardiennage. J’avais décidé d’aller marcher avec ce jeune mâle à peine âgé d’un an, mon nouveau buddy par alliance maisonnée. Je le tenais fermement en laisse, empêchant ainsi les risques potentiels d’évasion. N’étant pas sa maîtresse, j’avais estimé comme nulles, les probabilités qu’il réponde à un rappel de ma part, si jamais une bestiole ailée ou un quelconque quadrupède ne venait qu’à lui passer sous le museau. Cette façon de faire allait à l’encontre de ma vision de liberté provisoire dont il aurait pu profiter dans ce vaste verger déserté, mais la crainte de le perdre prédominait. Enchaînant des pas hésitants, butant ici sur un monceau de glace invisible, ou là, défonçant subitement de quelques centimètres, je restais concentrée sur la marche à suivre que je voulais juste assez longue pour canaliser un peu de son énergie en plus de profiter...

À couper le souffle

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  Samedi. J’avais entendu qu’ enfin , le ciel s’éclaircirait. Que le soleil se pointerait. Enfin . Que le niveau de stockage de vitamine D pourrait enfin tomber « … en mode transformation/accumulation, à partir des molécules adipeuses de la peau de mon visage ( pré-vitamine D ), pour prendre direction-le-foie pour un lifting vitamine D2, pour enfin aboutir aux reins et devenir D3 qui elle, pourrait être utilisée par les cellules du corps… » (Pourquoi faire simple quand je peux tout compliquer ???...) … J’avais enfilé des vêtements suffisamment chauds pour me permettre si besoin, de prendre racine en cours de sentier, sur un tronc d’arbre éméché… J’avais bourré mes poches de motivation, pour être certaine de ne pas en manquer chemin faisant ( en plus de glisser quelques indispensables papiers mouchoirs pour personne qui, comme moi, possède un appendice nasal plutôt proéminent… )… J’avais emprunté l’habituel trajet vers l’ouest. Une fois dans le verger, plutôt ...

C’est parti mon Kiki

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  J’avais mal dormi. Parce que j’étais aux aguets. Au moment de grimper dans mon lit, j’avais entrouvert la fenêtre dans l’espoir d’entendre arriver la neige tant annoncée. Comme si chacun de ses flocons tambourineraient fortement sur l’auvent de tôle ondulée! Les météorologues avaient mentionné que ça démarrerait dans la nuit, vers 4-5 heures. Le moment où le village dort encore. Je me disais que la charrue chatouillerait le pavé et que ses grincements parviendraient jusqu’à mes rêves. Mais je fus tellement occupée dans un quelconque au-delà, que c’est plutôt l’aurore qui m’en extirpa! Je poussai précautionneusement le rideau qui cachait la fenêtre. Comme prévu, le ciel avait tiré un trait sur la patine des champs pour les dissimuler sous une couette immaculée. Réelle beauté terrestre! Je savais d’ores et déjà, que la journée se parsèmerait de deux-trois sorties obligeant une activité pelletage en règle. Chanceuse : c’était matin où ça me tentait! Donc ava...

La neige et… Séguin

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  Elle s’était montrée sous un voile de délicats flocons volatiles. La première. En douce. Juste assez pour dire : «  Comme c’est beau! Comme j’aime la neige!  » Surprenant, non? C’était hier. Tôt matin, j’avais fouillé dans le réduit sous l’escalier pour en extirper les différents modèles de bottes qui me permettraient d’avoir le pied solide et au chaud. Ainsi se retrouvèrent les Muck, Merrell, les vieilles West Way (les longues et les courtes), les Keen et Pajar, sur le tapis gris caoutchouté. Curieusement, ce sont les West Way (les courtes), qui gagnèrent ma faveur, surtout pour l’entre-deux où je serais quelques heures à bénévoler à l’intérieur bien au chaud. Excellent choix cela dit! Vous aurez compris qu’encore cet hiver, je serai droite dans mes bottes et le resterai… Le soir venu, malgré les monticules de glace jonchant le trottoir, j’allai à pied, assister au neuvième cours d’espagnol de la session d’automne. Est-ce que je fais des pr...

Parties, feuilles et coccinelles

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  Une pluie et un gros coup de vent plus tard, et c’en était fini de l’étalage de couleurs enflammées des feuillus. La température avait dégringolé en quelques heures, me poussant de la sieste dans la balancelle, à l’enfilade d’un coupe-vent par-dessus polar. L’automne dans toute sa vigueur! Sa rigueur. La montagne avait ressorti son sempiternel jeté de feu pour habiller le chemin sinueux. Le regard pouvait maintenant se poser bord en bord de l’érablière devenue sans frontière, découvrant ici un bloc de pierre isolé, là un tronc affalé parmi de fantomatiques plants d’ail des bois. Beautés naturelles. Nul besoin de Botox… La sève se terrait tranquillement dans les tréfonds de magistraux réseaux racinaires, le temps de survivre aux froids hivernaux. Ainsi allait la vie… D’autre part… Je pouvais enfin dire adieu aux coccinelles, du moins jusqu’à l’été prochain! Ciel qu’elles avaient été envahissantes cette année, à en abuser de ma patience et alimenter une nouvelle animos...