Chasse-perdrix pour mardi rempli de soleil


C
hasse-perdrix pour mardi rempli de soleil et ma tête de cochon à la Cabane au Pied de cochon pour la Fête des Mères. 
Sur ce dernier sujet, je reviendrai à point nommé…

Comme tous les mardis depuis janvier, je passai l’avant-midi au local de l’aide alimentaire. Bénévolat et dualité entre faire une différence et plonger dans la peur sociétale. 

Gandhi n’a-t-il pas dit : 

« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. » 
Moment de réflexion…

Revenir pour mieux repartir à l’assaut des bois. Voir une perdrix. L’espionner en retenant mon souffle. Constater qu’elle a moins de cachettes parmi les érables qu’elle n’en aurait en forêt boréale. Finir quand même par la perdre de vue. 

Plus loin ce bel oiseau. Cette tache d’un rouge vif sur sa tête huppée. Ses bouts d’ailes marbrés de blanc. Il m’a vu. Je m’arrête. Inquiet, il m’observe. Je le sens nerveux, aux aguets. Il se sauve d’un coup d’ailes. Un grand pic apprendrai-je au retour. Ça m’impressionnera toujours ce rouge plumage, que ce soit en infime éclat comme sur la carouge à épaulettes ou en veston-cravate chez le cardinal. 

Je longe lentement l’orée du bois. J’y sens la chaleur qui s’extirpe nouvellement du sol déneigé. J’en profite sans restriction. J’apprécie le moment.

Au-delà de la confusion et des contradictions, du confinement « déconfiné » compliqué et l’hyper polarisation de l’information (expression entendue à la radio… 😉), le temps va bon train. 

Je me demande toujours s’il me sera possible de visiter le Bas St-Laurent à la mi-juin… 

… en tapinois dans mon inconscient, j’OSE encore y croire…


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