Lendemain de veille

 Nous étions pour la plupart, ou fort probablement du moins, un bon nombre de québécois, à se réveiller « lendemain de veille ».

« Nous » exclut le « je »! Car d’abus, point je ne fis, si ce n’est profiter de ma cinéphagie. Une virée en Toscane, à me souvenir de ce que pouvait représenter comme travaux et résultats anticipés, la rénovation d’une vieille demeure. J’avais passé la veillée sous chaud soleil…

Pour la première fois ce matin, je profitais de la tiédeur de juin, café en main et déjà bien installée pour journée à venir. L’air était frais, les oiseaux volaient bon train, le tamia rayé jouissait de mon inhabituelle générosité toute cacahuètes. La dégouline de l’eau cascadant vers l’étang, projetait quelque chose d’apaisant.

J’étais et ça me suffisait…

Je ne baignais pas dans le silence absolu, comme ces lointains matins de P’tit Nord, à ce camp engoncé en pleins cœurs de trembles. Différence. Ici, le Chemin Principal s’éveillait. Lui aussi.

J’essayais d’imaginer ce samedi. Le corps, un peu fourbu des presque 30 km moulinés hier, m’incitait à jour de repos. Je pensais à la Cabane sur le Roc et à un latté…  

Ça se ferait bien à pied…

Le ciel bleuissait à vue d’œil. Nichée en plein cœur des Basses Laurentides, il était de mon devoir de profiter de ce jour…

L’instant qu’un bruyant réacté ne perce mon espace aérien, et j’étais partie vers autre ailleurs…


 

Commentaires

Le factotum a dit…
"Car d’abus, point je ne fis"

Heu!!!!!

Alors, moi non plus ou si peu.
Peut-être un peu de sommeil mais bien endormi près du feu.
Fitzsou a dit…
Ohhh ça du être bien plaisant!
C'est ce qui me manque le plus depuis que je n'ai plus de maison: allumer un feu en fin de journée!
Profitez-en bien!

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