Rien qui me choque plus que…

… lorsqu’assise bien tranquille à pianoter sur le clavier, j’aperçois un gros écureuil noir pendu à la mangeoire, laquelle, je souhaitais naïvement, être à usage unique pour les cardinaux…

GRRRRR…

En un quart de tour, la pression monte; je cours vers la porte, dont la fenêtre est toujours ouverte, lançant des cris de guerre : « Psssshhhhttt !!!! »

De temps en temps, la bête m’entend et prend la fuite. De temps en temps, la bête flegmatique, attend que la porte s’ouvre pour décamper… Ce matin, c’est plutôt une gang-de-petits-morveux-de-tamias-rayés qui ne cessent de me narguer!

Réflexion…

Nous les humains, occupons le terrain de jeu d’une faune hétéroclite. Peu importe où ils sont, et qui nous sommes, nous empiétons sur leur territoire. De la microscopique araignée rouge (qui en veut au petit géranium, tentant tant bien que mal de fleurir sur la table de la galerie), jusqu’à l'éléphant dandinant ses 6 tonnes de chair ridée dans la savane africaine, chez eux ce n’est jamais tout à fait chez-nous…

Ainsi donc…

Pourquoi m’entêter à faire fuir ce petit tamia rayé qui, ce matin, revient logiquement se gaver à même la mangeoire prévue pour mes Préférés? Est-ce le nouveau mélange graines de tournesol-carthame qui les (parce que réalistement, il n’est pas le seul à profiter du buffet), attire autant ? 

J’abdique. Je me rends. « Tu es encore plus obstiné que moi. » Ça suffit! Aux grands maux, les grands moyens : j’ai décroché la mangeoire et l’ai rangé… sur mon territoire.

« Je la sortirai ce soir quand, vous tamias, serez couchés! »

Il est vraiment grand temps que j’arrête de me prendre pour Don Quichotte!

 Respire ma Grande…

"Lys de la paix"


 

 

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