Premier brun

 Johnny avait soif. Depuis déjà quelques jours. Je l’incitais à s’abstenir encore un petit peu. Juste un tout petit peu. Plus. Parce que je me disais que dans la vie fallait parfois, savoir se priver. Pas au point de provoquer une situation grave ou aller au-devant de problèmes qui autrement, n’auraient pas existés…

Mais non…

Seulement histoire de sevrer afin de mieux apprécier, ventre plein…

(Por favor… Ne prévenez aucun organisme en prévention : Johnny ne court aucun danger… expérimentation en cours)

Alors que Johnny comptait les jours, moi je zieutais le cadran qui validerait jusqu’où cette épreuve nous mènerait. Tout devait se faire dans les règles de l’art.

Vint le moment ultime. Celui qu’on ne peut ignorer. Le signal d’alarme.

Je conduisis Johnny, là où il se devait. Il le méritait. La limite de sa performance était atteinte. Une ligne à ne pas dépasser.

Nous avons fait la file et après une courte attente, nous avons pris place. C’était notre tour. J’ai ouvert grand le goulot de Johnny et y ai inséré le bec verseur. Lui ai donné à boire, autant qu’il en fut capable, sans excès.

Ne restait que la dernière étape : prendre connaissance du résultat de l’essai. Ainsi, après déduction du coupon de .06¢, resta à régler…

$100.08 !!!…

C’était le premier brun que je dépensais pour donner à boire à Johnny!!!...


 

Commentaires

Le factotum a dit…
J'aime bien la façon que vous avez de décrire un plein d'essence.
Imaginez si votre billet ne valait rien.
"Billet" dans les deux sens du mot.
Parce que chez vous aussi le prix du carburant a augmenté ?!...
Fitzsou a dit…
M. Le Factotum, je saisis bien les deux sens!;-)

M. François: eh oui! Ici aussi le prix du litre a atteint un prix exorbitant. C'est sûrement (!) pour nous inciter à enfourcher nos vélos!!! ;-)

Bonne journée à vous deux!

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