Sans eau ni chapeau
C’est le même matin où je profitais de la lenteur de la vie, confortablement installée dans l’Adirondack. J’observais ce que je croyais être un petit bruant femelle, figée dans une immobilité casi complète pour ne pas l’effrayer. Par petits bonds, sur les madriers frais débarbouillés de leurs cinquante nuances de gris, elle sautillait vers moi, pattes parfaitement parallèles.
Amusant.
À quelques centimètres de la chaise, des arachides déposées à même le sol, attendaient preneur. Je me sermonnais intérieurement, me disant que ce n’était pas une bonne idée quand soudain…
… quelque chose me sauta directement sur les genoux !!!
La peur que j’ai eu Toi Chose!
Probablement encore plus
terrorisé que moi, je vis l’écureuil brun s’enfuir sans demander son reste dans
les profondeurs de la haie de cèdres. Non mais… quel écervelé!
Première réflexion: s’il avait fallu que ce soit l’une de ces grosses bestioles noires ou grises, ressemblant à un rat, je crois que j’aurais rendu l’âme dret-là! Deuxième réflexion : que ce soit un écureuil à l’effigie de ceux vivant en Abitibi n’avait guère été plus plaisant...
Morale : à l'avenir, limiter la durée de mes périodes de pétrification afin de ne pas attirer les indésirables!
Suivant cet épisode, je décidai que samedi serait jour de marche afin d’utiliser d’autres muscles que ceux servant à mouliner. C’est donc vers 11h45, que je pris la Montée du Village, sous un 28-degrés-soleil-de-plomb, sans eau ni chapeau, pour un 5km, histoire d’acheter local en allant prendre un latté à la bucolique Cabane sur le Roc…
Espèce d’écervelée que je suis !!!...

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