Bungalow
Retour sur dimanche - J’avais profité du soleil du matin pour aller déambuler quelques kilomètres en secret dans la forêt okoise. Je m’étais laissée bercer par la légère brise, observant avec tristesse les dégâts causés par le verglas du mercredi précédent. Le sol encore blanc, était jonché de squelettes forestiers, parfois déchiquetés. Les oiseaux ne semblaient pas s’en formaliser. Ils étaient là, à piailler, volant de branche en branche. Le sentier était quelque peu glacé; je devais assurer mes pas pour prévenir une éventuelle glissade. Quelques chalets avaient pris preneurs dans le Sentier B, mais à cette heure, le chemin était désert. Je changeai mon trajet pour augmenter la cadence de la marche, puis je me dirigeai vers le lac, que je voyais briller même à un kilomètre de là. Les glaces étaient à moitié parties avec le courant. J’entendais les cris des outardes posées à même les flots. Je pris le temps de m’asseoir sur le banc isolé, histoire de laisser pénétrer en moi...