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Affichage des articles du juin, 2022

Rien qui me choque plus que…

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… lorsqu’assise bien tranquille à pianoter sur le clavier, j’aperçois un gros écureuil noir pendu à la mangeoire, laquelle, je souhaitais naïvement, être à usage unique pour les cardinaux… GRRRRR… En un quart de tour, la pression monte; je cours vers la porte, dont la fenêtre est toujours ouverte, lançant des cris de guerre : «  Psssshhhhttt !!!!  » De temps en temps, la bête m’entend et prend la fuite. De temps en temps, la bête flegmatique, attend que la porte s’ouvre pour décamper… Ce matin, c’est plutôt une gang-de-petits-morveux-de-tamias-rayés qui ne cessent de me narguer! Réflexion… Nous les humains, occupons le terrain de jeu d’une faune hétéroclite. Peu importe où ils sont, et qui nous sommes, nous empiétons sur leur territoire. De la microscopique araignée rouge (qui en veut au petit géranium, tentant tant bien que mal de fleurir sur la table de la galerie), jusqu’à l'éléphant dandinant ses 6 tonnes de chair ridée dans la savane africaine, chez eux...

L’été quelque part

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  Mardi. Fraîcheur matinale. Espoir que ça devienne confortable en cours de journée. C’est ce que prévoit Mme Météo. J’enfile donc robe légère car contrairement aux deux précédents matins, nulle envie d’enfourcher Joseph ne m’habitait. Ce serait jour de lâche. Euhhh… de relâche! Je sors faire quelques commissions, entre autres tenter de trouver une clé hexagonale numéro 8, peut-être une 1, dans l’ordre ou dans le désordre, histoire de monter la trousse de réparations d’urgence suggérée entre autres, par Monsieur Un nom de Fleur . Deux quincailleries visitées. Quelques kilomètres entre chacune. Sur les rayons, aucune clé vivant en solitaire; elles sont toutes serrées dans le même étau. Inutile de m’encombrer de doublons : nul besoin. Une vague de ça-ne-me-tente-pas m’envahit. Sur un coin d’allée je ramasse un sac de graines pour volatiles. Ce seront les seules victuailles que je rapporterai malgré un frigo ronronnant le ventre vide. Bien loin de ce que j’ai vraiment ...

Qui parle?

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  Je m’affairais à préparer de quoi me sustenter quand tournant la tête vers la fenêtre donnant sur la mangeoire-de-l’année , je le vis nonchalamment perché sur la rampe de la galerie. Je m’approchai lentement vers la porte. Percevant le mouvement, il s’envola mais voilà que s’en présentèrent trois autres, dont celui-ci, qui se posa tout en-haut du tuteur pour clématite en pleine croissance. Doucement, je lui parlai. Il tourna la tête, cherchant de ses petits yeux perçants, d’où venait cette voix. Du moins, c’est ce que j’osai imaginer. La réalité, c’est probablement qu’inquiet, il inspectait les alentours, se demandant si un prochain décollage ne serait pas plus adéquat que de demeurer ainsi perché. Depuis quelques semaines, j’ai la curieuse impression d’assister impuissante, à la naissance d’un nouvel amour. Oserai-je abandonner ce cher Monsieur Cardinal qui suscite mon admiration depuis la nuit des temps? Hasarder le tromper avec nouvel amant par attrait de nouveauté? ...