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À force de vie et de sueur d’écorce

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  Pour une combien-tième année, en mai, avait-il trouvé la force de laisser s’installer pétales rosis? Avait-il seulement quelque espoir, de tenir le coup, sous les vents et ondées de l’été? Faut croire, car… Pendant que le temps grugeait délibérément son corps, la sève en lui circulait. Maintes saisons sous la neige n’avaient eu raison de la robustesse de sa nature. Auparavant, haut et fier, il présidait en première rangée, le regroupement des siens, celui du CHSLD des Pommiers Âgés. Maintenant, écorché vif, il survivait par, on ne le saurait jamais, quelque mystérieuse magie. Devant son écorce mutilée, septembre exposait le fruit défendu. Lourdement chargé, il rendait, probablement pour une dernière fois, ce pour quoi il avait existé. La vie avait percé sa carapace, mis à jour son cœur, l’avait fortement tordu et gauchi. La pourriture lui avait rongé le tronc sans façon. Signe d’abandon, une partie de ses fibres reposaient sur le sol non loin de lui. Bientôt, tron...

À la rencontre de…

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  21h41 – Autoroute 15 sud – Le trafic est léger; les lumières presque tamisées. Je roule tout bonnement vers chez-moi. Moi qui déteste la conduite de nuit à cause des éblouissements. Ce soir-là, je ressens une certaine fierté. Comme si à partir de maintenant, je pouvais repousser les limites de la liberté. Un minuscule défi réussi, pour la peureuse que je suis. Bravo moi! L’autre « bravo » ce soir, il est pour Mme Marthe. Marthe Laverdière. C’est elle qui se produisait en spectacle au Théâtre Gilles-Vigneault en ce paisible mercredi. Marthe l’horticultrice, la paysagiste, la conférencière, la mère, la grand-mère. Celle qui s’est transformée en un coup de baguette magique, en une gentille humoriste.  J’ai ri comme jamais aucun autre de formation n’avait réussi à le faire auparavant. Moi qui possède une rate indilatable ( 😉 ) ! Sympathique, d’une simplicité et d’un naturel désarmant, j’avais l’impression de passer un bout de veillée avec une amie de...

Qu’est-ce qui vous fait sourire?

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( Jet de mots sur lundi soir, quand les secondes se perdent silencieusement dans le temps et que les lèvres s’étirent clandestinement, détendant du coup, les zygomatiques… ) Vous arrive-t-il d’être confortablement assise devant la boîte à images et de réaliser soudain que vous afficher un sourire niais? Moi si! Surtout de ce temps-ci… … devant cette publicité d’une compagnie pétrolière, où la petite famille arrive supposément au zoo, dans un immense champ où paît au loin… une vache! La mère qui exprime sa déception, alors que la petite assise à l’arrière répond : «  Au moins, c’est gratis … »  Immanquablement, je souris… Aussi … … quand je vois la batteuse Domino Santantonio, à l’émission «  Je viens vers toi » *, qui tabarouette énergiquement de coups de baguettes sa batterie, le sourire toujours fendu jusqu’aux oreilles… Son bonheur de jouer ainsi exprimé, me fascine et m’amuse tout à la fois… Et, tant qu’à y être… … impossible de résister et...

À la rencontre de Fouki

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  Je ne me rappelle plus quand j’avais osé le moment. Probablement (sûrement…), après avoir assisté dans un solitaire silence, à l’une de ses performances « live », dans l’une de ses probables (assurément) émission de fin de soirée… À moins que... Que ce ne soit lors de la dernière Fête de la St-Jean?  «  Bonn St-Han … » Ouep…. C’est là-là … Faut croire que le coup de foudre m’avait suffisamment secouée pour que le lendemain, à peine quelques recherches plus tard, je trouve.  Trouve ce qui me ferait aller à la rencontre de ce jeune et fougueux capricorne de vingt-six ans. C’était hier. Hier, le spectacle. Le billet lui, reposait calmement depuis des semaines, près de ses semblables car il se savait le prochain... J’ai pris place sur R23. Confortablement installée et prête pour la prochaine heure et demie. Les lumières se tamisent. Foule en délire. Mais apparaît sur scène, un Greg Beaudin (Snail Kid) énergique! Première partie. «  Ah, c’es...

C’est moi ou bien…

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Vous savez, cette publicité sur le nouveau programme avantages/récompenses remplaçant dans quelques commerces, la bonne vieille carte-bleutée-avec-un-avion-dessus qui donnait une fois de temps en temps un $10.00 de rabais à l’épicerie ou au poste d’essence? « La » publicité qui inonde nos écrans et enflamme les consommateurs? Ben imaginez-vous : l’autre jour, après avoir poliment écouté le long, ardent et convaincant laïus de la Dame-à-la-caisse ( qui m’a même offert un je-ne-suis-pas-supposée-de-faire-ça-mais… ), j’ai succombé à la tentation. Sauf que… une fois assise bien tranquille chez-moi, j’ouvris le lien et me mis à lire attentivement. J’ai découvert que MA nouvelle carte avantages/récompenses, me donnait un point par 1$ dépensé. Jusque-là ça ressemblait à l’autre. Je poursuivis ma lecture. Tiens donc : on me dit qu’avec 500 points ( donc après avoir dépensé $500 ), on me donnera $4 en cadeau.  WOW! ( sarcasme ) D’accord, d’accord : il y a é...

Quelque chose en commun

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  Savez-vous ce qui rend unique Caniapiscau et Tuktoyatuk? Je vous laisse réfléchir… La route. La fin de la route. Le premier est l’endroit le plus éloigné accessible dans le nord du Québec; le deuxième est l’endroit le plus éloigné accessible dans le nord du Canada. Intéressant n’est-ce pas? Je savais qu’on pouvait se rendre l’hiver dans la petite communauté le plus à l’ouest des quatre territoires ancestraux inuits formant l’Inuit Nunangat, à partir d’Inuvik, en empruntant les 150km de route de glace sur la McKenzie. Mais depuis novembre 2017, j’apprends qu’on a prolongé les 782km de la Dempster Highway reliant Dawson City, Yukon, à Inuvik, capitale des Territoires du Nord-Ouest (TNO), à notre petit patelin inuvialuit. Ainsi, si vous quittez Vancouver par un beau lundi matin, par la Alaska Hwy/BC 97-S, il vous faudra 45h pour parcourir les 3 774km séparant ces deux endroits. Par contre, si l’envie vous prenait de rouler la route de la Baie-James et de la Transt...

Envolée vers St-Placide

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  C’est par ce beau dimanche de juillet, que mon cher St-Placide relança enfin ces concerts en plein air. La pandémie était derrière; le renouveau devant. Peut-être encore un peu frileuses, moins d’une centaine de personnes s’étaient données rendez-vous sur la pente douce gazonnée. Les fidèles étaient présents. Chétif auditoire. Directement installées sur le plancher des vaches, à l’ombre fragile d’un feuillu inconnu, Voisine MaA et moi, avions osé aller à la rencontre du Duo Alteris formé de Bruce Gaulin et de Mélanie Tremblay. Ces derniers, qui au piano qui au hautbois et cor anglais ( « Un Mönnig généreusement prêté par Canimex Inc de Drummondville. » nous dira-t-elle ), étaient sobrement installés sous la couverture tôlée du kiosque blanc, ce qui laissait toute liberté au vent de taquiner les feuilles de partition du pianiste. Derrière eux, l’étendue vert-de-gris du lac des Deux Montagnes se mariait aux nuances d’un ciel nuageux. Les eaux ondoyaient laissant mê...