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La Dame de la rue des Messieurs

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  J’étais instantanément tombée amoureuse du titre. J’anticipais à l’avance ce qui se cachait derrière : des mots baignant dans la joliesse, lancés dans l’univers infini de la littérature. Je n’avais jamais lu l’auteur, Jean Lemieux . Une rapide recherche m’apprit d’emblée, qu’il savait soigner les corps meurtris. De ça, j’étais déjà fascinée. Je me demandais comment il avait réussi à trouver le temps d’inclure à son agenda (possiblement surchargé), autant de créations livresques. Il m’apparaissait un homme aux mille et un talents. À peine quelques pages tournées, je savais qu’il détenait aussi le pouvoir d’assouvir les esprits affamés d’évasion. Pour arriver à suivre la Dame et son Professeur, vaut mieux connaître la musique un tant soit peu. Musique classique de surcroît. Car c’est la trame de fond de l’histoire. M. Lemieux a malgré tout réussi à entraîner l’inculte que je suis, à sa suite dans les rues de Vienne tout en harmonisant les accords avec l’énigmatique Beeth...

Débat dans l’eau bénite

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Le ciel était couleur d’incertitude, mais… c’était dimanche. Et le dimanche moi, je roule vingt-deux minutes sur la 344, direction ouest. Comme d’habitude, j’avais abandonné Johnny à l’ombre du même feuillu près de l’école et j’avais tranquillement descendu la rue pentue. J’avais marché vers l’horizon qui se découpait dans un camaïeu de bleu ardoisé. Ici et là, j’avais croisé flâneurs aux pas lents et amoureux aux doigts soudés. À droite, près de la gloriette, des attablés pique-niquaient. Sur la bande gazonnée, des lecteurs s’étaient confortablement installés sur les Adirondacks plantés un peu partout sur le terrain. Tous avaient le corps orienté vers l’étendue d’eau bistre. Les pêcheurs eux, s’étaient installés au bout du quai encimenté, espérant encore quelque hasardeux poisson. Un miracle s’il en fut un. Les bateaux, petits et gros, entraient et sortaient de l’eau à tour de rôle. Le lac était habillé du calme avant la tempête, car à sa droite se bousculaient des nuages ...

La vie s’occupe

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  Hier, c’était l’anniversaire d’une Reine Amie. Avoir été plus indulgente envers moi-même, je lui aurais livré par Messager Blogger , quelques mots lui disant à quel point j’estime la personne qu’elle est. Combien elle ne cesse de m’inspirer, année après année. Tentant par divers moyens ( dont celui de me balancer sans toucher terre ce qui apparemment, met KO notre esprit cartésien pour laisser toute la place à la créativité ) de trouver les mots justes pour exprimer mon ressenti, c’est avec humilité qu’en fin de journée, j’abdiquai et abandonnai la victoire à Page Blanche . J’avais quand même débuté un texte allant comme suit :  «  La vie s’occupe de trier sur le volet, le chapelet d’amis rencontrés tout au long de notre chemin terrestre. Agissant comme un sas, elle tamise les impromptus, les occasionnels, les pas de deux, pour que ceux qui restent en surface, soient les vrais, les cœurs sur deux pattes dont on ne veut s’éloigner, dont on ne peut imaginer ce...

Découverte

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  Les Jardins Michel Corbeil ( je me demande s’il est apparenté à Yves… ) : une explosion de couleurs, de papillons, d’odeurs, d’ombres fraîches. Un mini jardin botanique à portée de roues, sur la 148, si près de chez-nous! Un pique-nique organisé par les responsables de l’Action Sociale, pour la belle gang de bénévoles regroupant Le Chiffonnier (friperie du village) et l’Aide alimentaire. Au rendez-vous : du soleil, de la chaleur, du rosé et une Guide agronome colombienne. Voilà ce qu’on nous proposa comme mise en bouche en ce mercredi caniculaire! Lors du tour guidé, il y eut la présentation des monarques . J’ignorais qu’ils étaient une espèce en voie de disparition. Triste. Dans ces Jardins, un enclos leur permet de s’accoupler en toute tranquillité et de se métamorphoser à l’abri des prédateurs. Quand s’annoncera Septembre, on les libérera pour qu’ils entreprennent leur longue migration de 4 à 5,000km vers le Mexique, qu’ils feront d’une traite, contrairement à...