La Dame de la rue des Messieurs
J’étais instantanément tombée amoureuse du titre. J’anticipais à l’avance ce qui se cachait derrière : des mots baignant dans la joliesse, lancés dans l’univers infini de la littérature. Je n’avais jamais lu l’auteur, Jean Lemieux . Une rapide recherche m’apprit d’emblée, qu’il savait soigner les corps meurtris. De ça, j’étais déjà fascinée. Je me demandais comment il avait réussi à trouver le temps d’inclure à son agenda (possiblement surchargé), autant de créations livresques. Il m’apparaissait un homme aux mille et un talents. À peine quelques pages tournées, je savais qu’il détenait aussi le pouvoir d’assouvir les esprits affamés d’évasion. Pour arriver à suivre la Dame et son Professeur, vaut mieux connaître la musique un tant soit peu. Musique classique de surcroît. Car c’est la trame de fond de l’histoire. M. Lemieux a malgré tout réussi à entraîner l’inculte que je suis, à sa suite dans les rues de Vienne tout en harmonisant les accords avec l’énigmatique Beeth...