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Quand fuir aide à se trouver

  Depuis deux semaines, je me nourris d’Anaïs Barbeau-Lavalette et de sa «  femme qui fuit » *. Bouquin gentiment prêté par mon Artiste-de-Belle Fille, je me suis réfugiée avec délices dans les mots poétiques d’Anaïs. N’oubliant pas pour autant de me sustenter de vivres à heures régulières, je referme cet après-midi, un brin tristounet, la quatrième de couverture, laissant les cendres de Suzanne Meloche, se mêler au vent. «  Elle avait soif de liberté et rêvait d’aventures et d’amours nouvelles**  » lit-on à son propos sur Wikipédia, lorsqu’elle décida de quitter ce 1 er août 1952, le père de ses enfants, Marcel Barbeau. Tiens, tiens… J’ai beaucoup aimé le format du livre, ses pages à demi pleines, les séparations des tranches de vie. Les phrases, parfois courtes, aux couleurs de tableaux de vie, sa vie marginale, pleinement assumée sous coulis de culpabilité non avouée, s’étant déroulée entre Ottawa et Montréal, de Bruxelles à Londres, re-Montréal à New ...

Jour 33

Histoire de ne pas perdre la « bulle » - La journée s’annonçait chaude et humide sur le Chemin Principal de cette petite ville nichée en montagne. Les nuages fuyaient tranquillement, se frayant chemin éphémère dans l’immensité bleutée. La volière naturelle dans la cour arrière, était en pleine effervescence. Ici des cris brefs; là des sifflements allongés. Un écureuil au ventre blanc, jouait à saute-mouton de branche en branche dans le noisetier qui peinait sa survie. L’aménagement extérieur était parfait. Sur l’Adirondack à la tête fracturée, j’avais déposé deux gros coussins, ce qui la rendait tout à coup, inestinablement confortable. Sur la petite table carrée, une flamme dansait près du cœur d’un inuksuk vitrifié. Le café refroidissait dans la tasse qui rappelait ce projet d’aller découvrir un jour, Paris et sa tour. Moment de grâce. Il était beaucoup trop tôt. Le bruit incessant de la circulation avait rompu le rêve où je m’apprêtais à sauter dans un kayak ...

Finalement...

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Quelle surprise hier, de découvrir devant le guichet servant à acheter un billet pour «  Le prix de la victoire  » que le film en réalité, ne prenait l’affiche que ce vendredi. Déficit d’attention… Mais en bonne Moi, j’avais un plan B. Ou plutôt un choix B!... C’est donc dans la salle vide numéro cinq, que je pris place en attendant que se dévoile à moi «  Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait   » d’Emmanuel Mouret. Je n’avais pas lu cet article de La Presse avant, même si la semaine dernière c’était celui que j’avais ciblé pour une prochaine présence en salle. La vie fait bien les choses. Quel beau film où se déroulent une pléiade d’histoires sentimentales qui s’entrecroisent, s’enchevêtrent, parfois à en être difficiles à suivre. Mais bon. Le besoin de protéger l’autre dans ses sentiments et émotions, ce besoin de respect un peu timoré, nous emberlificote même si à un moment, j’ai ressenti une certaine lenteur dans les premières minutes, lenteu...

M'entends-tu?

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  Comme j’ai aimé d’amour, la dernière saison de cette série tellement québécoise, tellement imprégnée de vraie vie, de vrais visages, de vraies réalités. Québécoises. J’insiste. M’entends-tu? J’ai pleuré cette finale, où l’on constate sous tragédie, comment la résilience de certains, peut arriver à changer le destin de certaines. Comment l’amitié éternelle peut se perpétuer, malgré des gènes déficients. Comment l’avenir peut se dessiner à grands coups d’épée déterminés. Cette série aurait dû vivre sur une chaîne à grande antenne. Humble avis. Sujet suivant. Comme m’attriste tous ces conflits que j’arrive difficilement à démêler entre israéliens et palestiniens. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir vainement essayé dans le passé… Les images de ces tirs de roquettes aux nouvelles du matin, entraînant dans leur ciel, de longues éclaboussures noires. J’essaie d’imaginer les gens, coincés dans ces éternelles chicanes de pouvoir non résolu. Leur ressenti… Lire ceci … ...