Quand fuir aide à se trouver
Depuis deux semaines, je me nourris d’Anaïs Barbeau-Lavalette et de sa « femme qui fuit » *. Bouquin gentiment prêté par mon Artiste-de-Belle Fille, je me suis réfugiée avec délices dans les mots poétiques d’Anaïs. N’oubliant pas pour autant de me sustenter de vivres à heures régulières, je referme cet après-midi, un brin tristounet, la quatrième de couverture, laissant les cendres de Suzanne Meloche, se mêler au vent. « Elle avait soif de liberté et rêvait d’aventures et d’amours nouvelles** » lit-on à son propos sur Wikipédia, lorsqu’elle décida de quitter ce 1 er août 1952, le père de ses enfants, Marcel Barbeau. Tiens, tiens… J’ai beaucoup aimé le format du livre, ses pages à demi pleines, les séparations des tranches de vie. Les phrases, parfois courtes, aux couleurs de tableaux de vie, sa vie marginale, pleinement assumée sous coulis de culpabilité non avouée, s’étant déroulée entre Ottawa et Montréal, de Bruxelles à Londres, re-Montréal à New ...