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Quand une part de gâteau frappe à ta porte

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Tsé , quand la journée débute sur un ton bougon Quand dehors y fait trop beau pour ton mental Quand tu te sens imperceptiblement envahi Par le virus de la mélancolie… Tsé, ce genre de journée-là? Tsé , quand t’as viré en rond toute la matinée Sans jamais arriver à te brancher Pas plus sur le « quoi faire » que sur le « comment t’habiller » Pis que tout ce que tu finis par faire , c’est passer ton temps à te changer … Tsé, ce genre de journée-là? Tsé , quand tu te sens loin, même de toi-même Que dans ta tête flottent, un millier de pensées Toutes autant contradictoires les unes des autres Et qui te laissent essouffler même dans l’immobilité Tsé, ce genre de journée-là? … Quand il ne te reste qu’à sauter dans ton char pour aller te perdre dans l’horizon; rentrer épuisée, t’ouvrir une bière et piquer une jase ou deux du genre-qui-font-du-bien; accueillir la Dame-d’à-côté venue te saluer avant de t’asseoir devant ta TV pour écouter les grand...

Voyage dans les Pyrénées

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  26 avril 2021, j’écrivais : «  … j’ai déjà plongé à plein cœur dans un petit livre de poche de 837 pages (…) «  Tout le bleu du ciel   » de Mélissa Da Costa…  » ( Dans les faits, il y a une huit-cent trente-huitième page et je vous assure qu’elle est très importante… ) 7 mai 2021 : j’en vivais la fin, dans un torrent de larmes ( à peine exagéré… j’ai pleuré ma vie… )! Quel beau et émouvant voyage en compagnie du jeune Émile et de cette aventurière Johanne-au-large-chapeau-noir! Des pages remplies de paysages, décrits comme si on y était; des citations semées ici et là, comme on en ferait un jardin; des lignes de compassion, d’empathie, de dévouement, d’abnégation. «  Aucune parole ne précède les vrais départs  », Edmond Jabès, « Le livre des ressemblances » «  La beauté n’est pas dans l’objet regardé, mais dans nos yeux . » Jean René Haguenin Et plusieurs belles paroles de Paulo Coehlo du genre : «...

Ça s’est passé un 7 de mai au matin

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  C’est la lueur prononcée du levant qui avait mis fin à ce curieux rêve déjanté. Des noms de famille, par groupe de deux. Des noms de village sur une carte. Des gens à voir. À revoir. Sans jamais y parvenir. Fiou! Délivrance d’une tâche inachevée! Depuis quelques jours, je ne prenais plus la peine de tirer les deux petites bandes de tissu repliées faisant office de rideaux. J’aimais l’idée d’être réveillée par le soleil. Six heures m’accueillaient ainsi, haut la main. J’étais sortie, pour déposer mes " pieds nus dans l’aube ". Merci Félix ! Pour cette inspiration qui t’est venue de l’autre-bord-du-lac-Des-Deux-Montagnes! La rosée était présente. Mme Corbeille et ses petits nichaient toujours sous le pignon de l’église. Le pommier gardait encore serré, ses boutons dans son giron. Tout à coup, des cris familiers. Un voilier d’outardes, en formation grand V, passa au-dessus de ma tête. J’eus le temps d’observer leur vol en équipe. Puis un deuxième regroupement, p...