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Ces matins-là

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    C es matins-là – J’avais mal reposé. Ces matins-là , je choisissais d’étirer la nuit jusqu’à une heure indue de la matinée. Exagération … si considérer qu’un lever après 8h l’était vraiment.  Dans ma situation… Je découvris qu’un fin film blanc couvrait partiellement la montagne quand je poussai de part et d’autre ce qui obscurcissait mes nuits. Ça me ramena ces joies éphémères de l’enfance quand, étourdis de bonheur, nous accueillions à mitaines ouvertes, la saison qui se dessinait. J’avais bien choisi le moment pour la pose des caoutchoucs qui me permettraient meilleure adhérence sur les surfaces hivernales. Pandémie obligeant de me faire un Faux-Nouvel-Amant-Garagiste dans cette région d’adoption, j’avais rendez-vous avec le gentil ( et beau… 😉 ) Monsieur Gig en fin d’avant-midi. Alors que la pluie finissait de me convaincre de m’activer à l’abri, je profitai d’un regain imprévu d’énergie pour ...

Couleur tapis-de-feuilles-mortes

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  C ouleur tapis-de-feuilles-mortes – L’automne m’enchante. Me charme. M’ensorcelle. Synonymes . L’automne m’enivre par ses couleurs, ses odeurs, ses fraîcheurs. Oui-oui : pas sa fraîcheur… ses fraîcheurs… L’automne me surprend avec ce silence qui s’installe à pas de loup dans les bois aux branches dénudées. L’automne, fleurant bon les mijotés qui embaument les aires habitables. Ça sent la transformation. Ça sent la chimie. Les interactions farine-sel-levure-eau. Ça sent le pain qui lève tranquillement. Ça sent la sage attente de jours meilleurs. Ça sent l’enfance. Ça sent le retour de l’exil. L’automne et ses jours-grisailles qui goûtent le chocolat chaud. L’automne et ses feuilles endormies dans l’air frais. Odeurs de feuilles brûlées s’élevant en volutes dans le ciel. Chemins aux couleurs tapis-de-feuilles-mortes… L’automne, la mort de l’été. L’automne qui bouscule et nous pousse à accueillir le blanc. L'automne, ça sent les fragrances....