Portrait aubéen
La nuit avait abruptement pris fin à trois-heures-de-noirceur. Obligée de me lever pour répondre à un besoin essentiel mais voulant replonger dans le rêve qui m’habitait au moment de l’éveil, je descendis l’escalier, répétant comme une litanie le mot « pêche, pêche, pêche » espérant que le truc serait infaillible. Réintégrant ma couche à peine quelques minutes plus tard, comme de raison, il me fut impossible de raccrocher des images au mot. Je m’obstinai : peine perdue. J’aurais pourtant bien aimé savoir ce que je faisais à la pêche, en plein mois de septembre, quand je n’aime même pas ça. Je ne saurai jamais la fin de ce film imaginaire… Ça restera dans la filière « mystère et bulles de nuit »! Puis mon corps fut envahi de tournoiements incessants. Une heure trente plus tard, sans être désespérée mais parfaitement consciente que je n’irais pas plus loin dans l’inconscience (…), je me levai, ouvris Petit Portable et débutai les exercices quotidiens d’esp...